Le droit à l’erreur …

… est indispensable à notre évolution.

Nous ne sommes pas des copiés-collés de ce que nous avons appris en classe, en famille ou en société. Pas plus que nous sommes ce que les autres pensent de nous. Nous ne sommes pas davantage un nom, un prénom, un sexe, un niveau social, une nationalité, une religion ou un métier.

Effectivement, ces mots ne représentent que des signes distinctifs que nous AVONS. En aucun cas ces attributs ne définissent ce qui  nous anime, ce que nous sommes.

C’est pourquoi nul ne peut prétendre nous connaître simplement en réunissant ces renseignements. Tout au plus pourrait-on définir une forme sur laquelle ont été collées des étiquettes. Pour autant, rien de tout ceci n’exprime ce qui fait vibrer un être. Et sans vibration, il n’y a pas de forme … donc pas d’endroit où coller des étiquettes.

La forme n’est pas le fond. Nous avons une forme.Nous ne sommes pas cette forme !

Alors que sommes-nous ? 

Nous sommes la sagesse issue de l’ensemble de nos expériences.

Que ces expériences soient considérées positives ou négatives est secondaire. L’important est de savoir évoluer en fonction de ce que nous vivons, en nous adaptant à ce qui est présent, au fur et à mesure de ce que nous découvrons.

Nous sommes des êtres constamment en interaction avec ce qui nous entoure.

Nous reflétons des parties de ce qui est extérieur à nous, chez les personnes que nous côtoyons et dans les situations que nous expérimentons.

Miroir, miroir …

Nous pressentons instinctivement chez les autres ce qui existe en nous. La plupart du temps, ce constat est inconscient.

Si ce que nous captons de l’autre représente un trait de caractère que nous apprécions chez nous, nous chercherons à cultiver ce potentiel en nous.  

Si au contraire une caractéristique accentue ce qui nous éloigne du bien-être, c’est qu’il existe en nous le potentiel de développer la même caractéristique, la même énergie, le même mouvement. A nous de décider de ne pas l’amplifier.

Mouvement …

Nous nous redéfinissons à chaque instant car tout ce qui existe dans ce monde est en mouvement. S’adapter veut dire être soi-même constamment en mouvement. Cela ne veut pas dire gesticuler tout le temps.

Le mouvement peut être une remise en question de ce que l’on pense, de ce que l’on a appris ou de ce que l’on tient pour acquis.

En fait, nous sommes ce mouvement.

En prendre conscience nous permet de comprendre qu’aucune définition ne nous dira jamais ce que nous sommes, puisqu’à partir du moment où nous voulons figer un mouvement, il n’existe plus.

Au fond, seule l’expérimentation peut nous permettre de savoir qui nous sommes.

Rien ne peut définir qui nous sommes.

Ce que nous ressentons de cette expérience n’est réel qu’au moment précis où nous le ressentons. Par conséquence, à la seconde où nous cherchons à définir ce que nous ressentons pour l’expliquer, cela n’existe déjà plus.

C’est pourquoi toute tentative de définition serait un arrêt sur une image floue sortie de son contexte. Au moment de montrer cette photo, nous observerions alors qu’elle n’exprime déjà plus ce que nous sommes.

Sur quoi pouvons-nous nous appuyer ?

 

… si tout est en mouvement ?

Notre véritable baromètre n’est pas ce que les autres disent de nous, mais ce que nous ressentons dans notre corps au moment où nous portons notre attention sur nos sensations.

Notre Être essentiel, que nous seuls pouvons entrevoir, est indéfinissable. Il n’existe qu’au travers de nos ressentis et s’exprime par  la présence ou l’absence de bien-être.

Notre bien-être est créé à l’intérieur de nous lorsque nos intentions, nos pensées et nos actes sont en accord. Autrement dit : quand nos actions expriment nos pensées et que nos pensées reflètent nos intentions, alors naît en nous une sensation harmonieuse appelée bien-être.

Le mal-être n’existe pas en tant que tel

Il est créé par une insatisfaction à exprimer par des actes ce que nous avions l’intention d’extérioriser. Pourtant, cette absence de bien-être est temporairement indispensable à notre évolution.

Car en voulant concrétiser et partager notre vision intérieure, l’absence de bien-être nous indique instinctivement si nous sommes sur une voie constructive. A condition de porter notre attention sur ce que nous ressentons et non pas sur ce que nous pensons, sur ce qui émane d’une situation et non sur ce que nous en pensons.

Cette boussole intérieure ne demande qu’à être utilisée … ou révélée.

Boussole

Elle est en chacun de nous et constitue l’essence du mouvement qui nous anime. Ce mouvement est véritablement ce que nous sommes. Il est caractérisé par une signature vibratoire unique.

Nous sommes uniques, précieux et inclassables, particulièrement grâce à nos erreurs !

Reconnaître que nous sommes uniques et utiliser nos ressentis physiques comme source d’informations est une voie d’accès à une autre perception de qui nous sommes, et du monde dans lequel nous évoluons.

C’est un cheminement vers notre sixième sens. Ou plutôt vers la porte qui mène à une multitude de nouveaux sens. L’expérimentation permet d’accéder à cette porte. Car rien n’est juste et rien n’est faux tant que nous ne l’avons pas ressenti.

La clef ?

La clef de cette porte est d’accueillir nos erreurs sans nous juger. Si nous remplaçons ce que nous savons par ce que nous ressentons, cela nous indique le sens dans lequel tourner la clef, et nous pouvons ouvrir la porte sur qui nous sommes réellement.

En résumé

  • Ce qui nous plaît chez l’autre révèle des points similaires à cultiver chez nous
  • Ce qui nous déplaît chez l’autre révèle aussi des similitudes chez nous
  • Ce qui nous interpelle chez l’autre nous donne des axes de travail pour évoluer
  • Ce que nous retenons pour nous définir sont les attributs de notre égo
  • L’évolution individuelle passe par l’expérimentation
  • Se définir ne peut être qu’approximatif puisque éphémère
  • Le mal-être n’existe pas, c’est l’absence du bien-être
  • L’égo se rassure en définissant qui nous sommes sur des critères finis
  • Le corps nous fait ressentir que nous sommes mouvement
  • Le corps est doté d’une intelligence propre, indépendante du mental-égo

IsiMarc, décembre 2018

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.